10/06/2011

Profession: médecin amateur.

L’exercice de la médecine semble ne plus être aussi réglementé qu’il ne l’a été.

Après le « Docteur Je Vais Dire » qui fait un buzz cette semaine sur le web, autant pour ses tics de langages que par la facilité avec laquelle il envoie sa « copine » exercer son métier à sa place avec les dérives que cela implique ; seringue réutilisée après avoir été jetée à la poubelle et cigarette proposée à la patiente enceinte (tapez « docteur je vais dire » sur google pour en savoir plus), c’est au tour des instituteurs de pratiquer la médecine en diletante.

La gamine de quatorze ans est allergique à peu près à tout, elle a passé des dizaines de consultations chez les grands spécialistes des allergies et autres dermatologues de Wallonie et de Bruxelles, elle a subi autant de tests en tout genre qui ont permis de lister tous les produits et situations à éviter.

Depuis un an elle est couverte par une dispense de piscine, cela parce que quand elle y plonge même une seule fois, son corps se couvre de croûtes purulentes pendant plusieurs mois et elle en garde d’ailleurs les cicatrices dans le dos et sur les jambes. L’année passée, nous avons du la changer d’école parce que les autres élèves la qualifiait de lépreuse.

Le certificat d’exemption la couvre jusqu’au 30 juin, donc y compris l’examen de piscine qui a eu lieu cette semaine.

Le professeur d’éducation physique n’a pas hésité à remettre en cause le bien fondé de ce certificat et menace la gamine d’un zéro à l’examen. Sans doute, comme la copine du Docteur Je Vais Dire, ce professeur exerce t’il lui aussi la profession de médecin à ses heures perdues, peut-être s'est-il formé aux cours du soir ou par correspondance, et sans doute aussi, à t’il pris un registre de commerce en activité complémentaire pour pouvoir exercer la médecine après ses heures de cours qui comme chacun le sait laissent beaucoup d’heures d’inactivité au professeur de gym.

Il aurait été mieux inspiré qu’il passe ses heures de loisirs à une activité moins dangereuse pour autrui, collectionner les boomerangs ou construire des Tour-eiffels en allumettes n'en sont que des exemples. La pratique de la médecine, elle,  est sans doute encore soumise à certaines conditions dont la moindre est sans doute de posséder un diplôme sur lequel est indiqué médecin et non pas régent en éducation physique…

Faudra t’il confronter l’avis du médecin diplômé avec celui de son émule amateur ?

Ce sera sans doute nécessaire si l’apprenti persiste à vouloir exercer, j'imagine:

-"JE SAIS que c'est un certificat de complaisance !"

-"Comment le savez vous ?"

-"JE LE SAIS parce que mon mari est médecin et que donc je m'y connais à ce sujet."

-"Mon épouse est architecte mais je me suis toujours abstenu de donner des conseils sur la résistance des materiaux ou les techniques de construction."

14:29 Écrit par John | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |