04/07/2009

L'industrie du disque est dans le caca.

Et elle s'y est mise toute seule, qu'elle arrète de se plaindre.

Voila ce que c'est que de vendre de la musique sur un support non fiable; parce qu'il faut bien l'accepter le "disque laser" sous toute ses formes est le support le plus fragile qu'on ait  pu inventer en matière de sauvegarde (CD, DVD, CDROM, DVDROM).

Je suis un passionné du retro-computing (Vous le verrez ici:http://c64charleroi.skynetblogs.be/) et je suis toujours étonné par la fiabilité des moyens de sauvegarde obsoletes; après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, mes vieilles disquettes 5 pouces continuent à cracher leurs données, idem pour la sauvegarde sur bande. Peut-être ces vieux supports etaient-ils trop fiables ?

Idem pour les bons vieux vinyls, c'est vrai qu'on pouvait les griffer, et quand on nous a présenté le CD à la fin des années 80, on nous avait dit que c'etait fini les disques qui sautaient...

Bon, ça ne pose pas de problème pour l'ado qui achète le disque "à la mode", qui l'écoute trois fois et puis le vire; mais ce n'est pas le client idéal, l'ado n'achète pas, il copie, dans eighties il copiait en collant son "musicassette" sur le haut parleur de la télé pendant le "hit des clubs", l'ado des années 2000 copie la musique sur son Mp3 en passant par internet, la démarche est la même, illégale mais peu préjudiciable pour l'industrie du disque puisque de toute façon l'ado n'achèterait pas.

Pour le vrai client, le gars comme moi, qui achète ses disques pour les écouter, les ranger, les collectionner, celui qui aime avoir la vraie pochette, ça pose problème, vous vous constituez une belle collection, et quand vous voulez les réecouter, le CD saute, il ripe, il naze, il déconne, il ne rends plus rien ou répète la même portion du disque...et on décide de ne plus en acheter. Le client est perdu.

Alors les ventes chutent, et que ce soit pour la musique ou pour les films, on essaye de récupèrer le client en essayant de lui vendre une technologie dépassée comme le blue ray en lui faisant croire que les problèmes sont réglés.

L'avenir du secteur est à portée de main, les distributeurs de films l'ont compris en débutant la vente de films sur un support plus robuste, la clé USB, les lecteurs de salons suivront.

 Il y a bien sûr une petite erreur de marketing, vendre ces clés sous blister au lieu de les placer dans un beau boitier comme celui ou on place les DVDs, mais bon l'intention est là. Si les décideurs ont un peu de jugeotte, les albums audios suivront sur clé USB aussi et dans un boitier qui puisse se placer dans une cédétheque. Et les vrais amateurs racheteront de la "musique" qu'ils pourront écouter sur une chaine hi-fi dont le lecteur CD aura été remplacé par un lecteur USB.

10:40 Écrit par John dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

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